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Samedi 6 janvier 2007

Le lendemain, nous quittons le centre de Québec pour explorer les environs.

La région du Québec a été d’abord habitée par les Algonquins, les Hurons et les Iroquois.

 

D’ailleurs la province tire son nom d’un terme algonquin qui signifie «rétrécissement du fleuve», en référence à la partie du fleuve Saint-Laurent qui borde la ville actuelle de Québec. Il apparaissait donc indispensable de comprendre l’origine et le développement de cette région a travers l’approfondissement de la culture amérindienne et la visite d’un site traditionnel huron. Parce que ne l’oublions pas, avant d’être français puis anglais, le Québec a avant tout été amérindien.

 

Pour commencer, petit retour historique sur la découverte de ces peuplades et de leurs coutumes par les premiers colons.

 

En 1534, l’explorateur français Jacques Cartier accoste sur la presqu’île de la Gaspésie et revendique le territoire au nom de la France. L’année suivante, il remonte le fleuve Saint-Laurent et rencontre d’importantes communautés autochtones à Stadaconé  et à Hochelaga (aujourd’hui Québec city et Montréal).

 

La colonisation de la Nouvelle-France, nom donné à la région, commence avec l’explorateur français Samuel de Champlain mais la colonisation est lente, car les Français sont davantage intéressés par le commerce fructueux des fourrures que par la mise en valeur des terres.

 

Nous voilà donc partis pour la visite d’un site traditionnel huron, une des communautés indiennes d’Amérique.

 

Commençons par la visite de la maison dite longue. Elle abritait plusieurs familles de la même communauté et répondait à un rite quotidien strict : des familles en vis-à-vis sur les côtés, des feux dans l’allée centrale communs à deux d’entre elles.

Les familles disposaient chacune de paillasses recouvertes de peaux d’animaux divers, au-dessus desquelles se trouvaient les rangements destinés aux effets personnels et en dessous des réserves de bois servaient à alimenter les feux centraux.

Au mur des chants, dictons et autres légendes…

La communauté était tenue par une femme, la grand-mère (moderne ces indiens !). L’homme était davantage sollicité dans le cadre de son mode de vie de chasseur-cueilleur. C’est elle aussi qui choisissait son mari, l’homme ne devant que la séduire. La maison s’allongeait au fur à mesure des mariages et naissances, pouvant ainsi atteindre plus de 75 mètres de long.

 

Plus loin, le fumage dans un tipi des poissons pêchés dans la glace

et l’étendage des victuailles au toit de la tente à l’abri de la convoitise des animaux sauvages.

 

Non loin de là,  se trouvait l’igloo destiné à prendre les décisions les plus importantes. C’est l’ancêtre du sauna puisqu’ils pouvaient être jusqu’à 35 ! Retour à l’état d’enfant car la position fœtale était de rigueur. C’est quand même comme ça qu’on est le mieux et que ça inspire le plus!

 

Les Amérindiens croient en une «médecine» traditionnelle spirituelle qui peut aussi bien faire appel à des plantes ou des remèdes qu’à des objets, des paroles ou encore des cérémonies. Les Indiens distinguent en général deux sortes de médecines, celle du corps et celle de l’âme. Si la médecine du corps ne fonctionne pas, la médecine de l’âme prend le relais avec des cérémonies, des danses, des rituels de purification, etc. Le « marabout » de la communauté devait préparer les breuvages destinés à soigner ou à protéger les membres de la tribu des maladies physiques et psychologiques. L’ancêtre du psy révélait au grand jour les rêves inavoués et les amenait à se réaliser ; ainsi son compère se sentait soulagé. 

Il intercédait en chassant les mauvais rêves à  l’aide des fameux attrape-rêves.

 

Dans le «rituel de guérison», le chaman-guérisseur porte un masque et intercède auprès des esprits par des offrandes et les prières du «rituel d'hiver». Le masque-type est le «faux visage » à l'expression torve. Il est sculpté spécialement pour soulager un malade. Le masque est directement taillé dans le bois et si, plusieurs jours après, l’arbre n’est pas crevé, il en était détaché puis peint, en rouge si c’était le jour et noir la nuit. Le tout faisait ensuite l’objet d’une cérémonie longue et très ritualisée.


La plupart des civilisations amérindiennes ont été soumises très rapidement par les Européens après la découverte de l’Amérique. Les massacres des Indiens, l’oppression, les maladies européennes et la christianisation des peuples autochtones ont, au fil des siècles, éteint les principales cultures et religions de ce «
Nouveau Monde». Les Indiens ont connu l’humiliation, l’expropriation, la spoliation, l’assujettissement, mais aussi l’acculturation. Cependant, certaines sociétés se sont défendues et ont combattu l’influence européenne afin de préserver, dans une certaine mesure, une relative autonomie ainsi que leurs structures sociales, politiques et religieuses. C’est le cas de ce village huron situé à proximité du site reconstitué qui obéit encore à certaines règles ancestrales tout en bénéficiant largement de l’aide du gouvernement canadien.

 

 

Par Marine - Publié dans : marine.yearinvancouver
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Samedi 6 janvier 2007

En cette belle journée du 22 décembre 2006, arrivèrent de l’Est deux nouveaux colons en provenance de France, bien décidés à retrouver leur charmante progéniture envoyée depuis bientôt 4 mois en éclaireuse éclairée dans le Grand Ouest.

 

 

A part quelques Wapitis, elle n’a pas trouvé l’or tant convoité, mais nous sommes néanmoins ravis de retrouver notre exploratrice au Manoir Victoria à Québec City après 25 heures de voyage !! Eh oui tout se mérite !!

 

 

Accueil royal et délicieux des Québécois dont l’accent souligne encore le charme exercé par cette province magnifique du Canada.

 

Ils sont plus français que nous. Tellement attachés, ils sont, à la langue et à la culture française qu’ils ont même débaptisé les panneaux « stop » pour les appeler « Arrêt ».

 

 

Il faut dire qu’une longue histoire commune a soudé les peuples pour toujours, et en réaction à l’hégémonie anglo-saxonne, Français et Anglais se sont chamaillés et bagarrés pendant des années avant que le royaume de France ne décida de lâcher les colons français lors du traité de Paris en 1763. Ils ne l’ont pas encore digéré !!

 

 

Dommage pour la France ! Mais bon, on ne refera pas l’histoire. Eux, ne sont pas rancuniers ! (et pourtant ils aiment la nature !)

 

 

Après une bonne nuit réparatrice et un bon petit déjeuner sur la banquette, nous voici partis à la découverte de la haute ville de Québec dont l’empreinte française est omniprésente.

 

 

La ville a été fondée par Samuel de Champlain au 17è siècle. Ensuite, débarqua Monseigneur de Laval qui fut 1er archevêque de Québec et dont la mission immense fut d’évangéliser Inuits, Hurons, Iroquois et autres Amérindiens.

 

 

Passionnante visite du musée de l’Amérique Française qui abrite une reconstitution historique de la fondation de Québec et de la création du séminaire par Monsigneur, transformé en  établissement d’enseignement renommé.

 

 

 

Ce musée abrite aussi une collection d’animaux qui est un véritable hymne à la nature. Citations de Nicolas Hulot. C’est tout dire !!!

 

Petit détour par quelques boutiques pour l’achat délicat de couvre chefs destinés à protéger les cerveaux fragiles des nouveaux colons fraîchement débarqués. «C’est bô mais c’est un peu dispendieux) ! 

 

Visite du château hôtel de Frontenac érigé entre 1893 et 1924 par la Canadian Pacific (Chemins de fer Canadiens). Cette construction imposante domine la ville. De sa terrasse, on jouit d’une vue somptueuse sur le Saint Laurent.

 

 

Flânerie dans les rues charmantes de la vieille ville dont les noms de lieux et d’échoppes sont quelquefois savoureux.

 

 

Après une petite pose (ouf ! diront certains) ; nous voilà partis en quête de subsistance typique. Véritable institution à Québec, « Le Cochon dingue » nous accueille chaleureusement après un petit tour de la ville basse si joliement illuminée: pour être complet, on est passé par le fameux chemin appelé « casse cou » ; histoire de voir !!

 

 

Mais après avoir dégusté un très bon vin du Chili et les fameuses côtes levées et étant donné « l’étât d’la chaûûssée verglâssée, on s’en est remonté pa’le funiculaire »; le soir, la vue sur le Saint Laurent est superbe.

 

 

 

 

 

 

Par Marine - Publié dans : marine.yearinvancouver
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Lundi 4 décembre 2006

Que je vous raconte! Non pas pour vous parler de la pluie et du beau temps (surtout de la pluie d'ailleurs) mais pour souligner une étrangeté. A Vancouver, il fait super froid, à tel point que la semaine dernière fut marquée par la chute de plusieurs centimètres de neige. Ah, c'est vrai quand je disais que je partais au Canada pour un an les gens me mettaient en garde: "Oh, mais que tu vas avoir froid!" et je m'évertuait à leur rétorquer que Vancouver, au bord de la mer bénéficiait d'un climat océanique ce qui signifie concrètement beaucoup de pluie et rarement des températures en-dessous de zéro. Ces mauvaises langues ont fini par entendre raison ! Cela dit, je ne m'en plaint pas, c'est toujours plus agréable que des trombes! 

False Creek et English Bay sous la neige!

 

Et c'est pas comme si c'était trois flocons...

 

C'est le début d'une semaine mais aussi la fin d'une autre...demain lever 3h45 direction l'aéroport (pour le deuxième jour consécutif puisque la veille les avions ne pouvaient pas décoller), c'est aussi le départ de nos amis Mexicains, back to Guadalajara, pfiou, faut switcher entre les langues et les accents!

Le lendemain, temps magnifique alors avec le même empressement que d'habitude et toute excitée comme une enfant, je prends le bus pour me rendre à l'Alliance Française. C'est splendide, tout est blanc et autant dans Downtown ils ont dégagé les routes, autant près de l''Alliance, la neige est encore vierge par endroits.

J'arrive enfin à l'Alliance. Et là, je me dis, oh petite Alliance, tu es toute blanche!, tout le monde doit être bien excité là dedans !

Pas du tout, porte close ! (sympa de prévenir les stagiaires!)

Autant vous dire que je suis retournée me coucher...avec le même empressement!

Les Vancouverois sont complètement dépassés par les évènements dans ces cas là. Les bus tournent mal, les trottoirs ne sont pas déneigés, les enfants ne vont plus à l'école, la ville entière s'arrête en fait. Progressivement, on apprends à vivre avec, la vie, ne pouvant s'arrêter éternellement, reprends son cours...sortez bien couverts à Vancouver! beuh! 

Par Marine - Publié dans : marine.yearinvancouver
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Mercredi 29 novembre 2006

                        La traversée des Rocheuses est le clou d'un voyage au Canada. Cette vaste région est renommée pour ses paysages d'une rare splendeur, ses rivières déchaînées, ses lacs étales dont la couleur varie du vert émeraude au bleu turquoise, sa faune diversifiée et omniprésente dans les parcs et ses stations de ski renommées. [Tu aimes la nature? Pas rancunier.] Alors dès que nous avons appris l'entourloupe des Canadiens pour le 11 novembre, on a vite troqué  la pluie contre la neige. Eh oui, ces petits malins de Canadiens, lorsque le 11 tombe un samedi, ils chôment le lundi suivant ! L'aubaine pour nous d'être dans un pays de fainéants. Le seul deal : se réveiller à l'heure (pour ne pas réveiller de mauvais souvenirs). La terreur, le stress, l'excitation ont rendu chose facile ! De Vancouver à Banff, nous voici donc lancées sur un parcours de plus de 900km, sur une belle highway qui offre d'inoubliables panoramas, toujours variés. On avait au début songé à louer une voiture pour faire le trip on our own mais, tout bien réfléchi, il se serait rapidement révélé dramatique compte tenu des winter conditions dans les Rocheuses. A moins de ¾ de Vancouver, la neige tombait à gros flocons et le car avançait à vive allure sur les 10cm de neige d'une route ni déneigée ni salée. Les nombreux Mexicains qui peuplaient le car donnaient la chaleur qu' il manquait à l' extérieur ! On a probablement plus entendu parler espagnol qu'anglais ce week-end, mis à part Doug, notre cher GO, qui ne manquait pas de nous mettre au goût de l'humour canadien. Le voyage vous l'aurez compris fait donc partie intégrante du périple. Nous avons en tout traversé 4 parcs naturels classés par l'UNESCO: Banff, Jasper, Yoho National Parks et le Mount Robson Provincial park. La preservation des sites est assurée par leur statut de parc national, qui garantit à cette région l'absence totale d'une quelconque forme d'exploitation, fût-elle forestière ou minière. Voilà un aperçu des paysages rencontrés !

Cédez-le-passage...

Les cerfs solognots paraissent bien maigrichons...

Mââââââ Bîîîîîîîîche.

Des panoramas pleins les yeux mais peu d'air frais dans les narines, nous arrivons le soir, à Golden, dans un motel canadien des plus typiques...perdu au milieu de nulle part. Je crois qu'on nous a pris pour des folles quand on est allées "visiter" les alentours avant le dîner entre la Transcanadienne et... les montagnes (en passant par la station service, le Mac Do et le motel pour routiers).

Une reconstitution d' authentique

 

 

 

Le lendemain, journée "easy stuff" comme dirait Doug. That means: beaucoup de choses à voir, très peu de car, que du bonheur. Manque plus que le sketch de la valise!

Direction l'Emerald Lake déja gelé compte tenu des conditions climatiques.

Puis le lac Louise, joyau des Rocheuses canadiennes renommé dans le monde entier pour la beauté de son petit lac à la couleur vert émeraude.

Balade sur les rives du lac, le craquement de la neige sous nos pas...

... jusqu'au "Chateau lac Louise", sans doute l'hôtel le plus connu dans la région.

"Si l'on ne peut exporter la vue des paysages, alors importons simplement les touristes!" Cette phrase de William Cornelius Van Horne, vice-président de la société des chemins de fer du Canadien pacifique, résume bien à elle-seule la situation.

Ensuite, route vers Johnston's Canyon. Un petit chemin de terre a été aménagé pour remonter le long de la gorge...

Imaginez le bruit des cascades…

Puis, temps clément oblige, on décide de prendre des oeufs pour s'envoler jusqu'au sommet du mont Sulphur, enfin envisager les Rocheuses dans leur globalité et prendre conscience du gigantisme. Alors, on monte en Gondola...

et à pieds, à pieds, à pieds, on monte, on monte, on monte  

 

 

 

et là, révélation! C'est absolument magnifique et un rayon de soleil arrive comme par enchantement.

Vive le Canada!

Ca n'a l'air de rien comme ça mais j'ai ramé pour que le drapeau soit pile en face!

C'est pas qu'il fait froid, mais...Bon, c'est pas tout, mais faut redescendre maintenant!

La petite ville montagneuse de Banff se trouve à quelques kilomètres de là.

C'est une station de montagne très populaire et chic, la plus proche de Calgary. L'activité de cette petite ville se concentre autour de la rue principale, la Banff Avenue.

Le Banff Springs Hotel,

Williams Cornelius van Horne, dont je vous ai parlé tout à l'heure, décida, après sa visite des sources chaudes de Cave and Basin, de faire construire un somptueux hôtel déstiné à recevoir les touristes qui ne tarderaient pas à affluer pour profiter des sources thermales. C'est ainsi que les travaux débutèrent dès 1887. L'hôtel fut construit rapidement et ouvrit ses portes en juin 1888. Le coût des travaux s'élevaient déjà à 250 000$ca, aussi la compagnie du Canadien Pacifique entreprit-elle une véritable campagne de promotion afin d'attirer de riches visiteurs du monde entier. Au début du XXe siècle, la renommée de Banff était telle que le Banff Springs Hotel était devenu l'un des hôtels les plus fréquentés d'Amérique du Nord.

Le soir, virée dans un night club 100% mexicana.

Le lendemain, certains ont choisi de faire du ski alors que nous nous sommes rendues aux Bow Falls

 

Retour sur la formation de cette rivière extraordinaire...      

Il y a environ 140 millions d'années, sous la pression des couches terrestres, des montagnes émergèrent d'une mer ancienne. La rivière Bow, qui coulait des montagnes, prit alors naissance et joncha de sédiments la plaine qui s'étendait à l'est. Quarante millions d'années plus tard, des contreforts s'élevèrent de la plaine et menacèrent d'empêcher la rivière de suivre son cours, mais, à mesure que les rochers lui barraient la route, la rivière parvint à se frayer un chemin en emportant avec elle des débris de roche. Ainsi, sous l'effet répété de l'érosion, une vallée aux versants escarpés, dite en V, se forma. Au début de la période glaciaire, il y a environ un million d'années, la rivière Bow céda son lit à une glace mouvante. Le glacier transforma le profil escarpé en forme de U. En reculant, le dernier glacier déchargea les débris qu'il charriait, et ses eaux de fonte formèrent une immense rivière dévalant la vallée en torrent. Aujourd'hui, l'eau de fonte des glaciers n'alimente plus la rivière Bow, qui coule désormais péniblement à travers les débris jadis déposés par les glaciers. En voici l'illustration...

Après cette courte leçon de sciences nat (qui ne m'ont jamais autant plu) par Doug, passage obligé au Minnewanka Lake, le "lac des esprits de l'eau".

 Après ces deux journées pleines et bien remplies passées dans les Rocheuses, une longue journée de bus nous attend pour rentrer à Vancouver.

La route la plus courte entre deux points est bien sûr la ligne droite... oui, mais c'est sans compter les aléats des trajets routiers dans les Rocheuses. Un incident mortel sur la route nous oblige à dévier et à faire la boucle à l'envers via Jasper. C'est donc une journée de près de 13h de bus qui nous attend...the good point is que c'est l'occasion pour nous de voir Jasper, une petite station entourée de crêtes impressionantes. Le bourg en lui-même est assez restreint tant le park national de Jasper est règlementé (même les B&B sont interdits!). Il y a quelques bâtiments historiques comme la caserne des pompiers, l'office de tourisme, la poste en pierre de montagne ou la gare.

Ne reste plus qu'à rouler et rentrer à Vancouver alors pour s'occuper on dort, on lève la tête de temps en temps...ah tiens, les revoilà!

Et on fait ce qu'on sait encore faire de mieux...manger!

Et là, on dit merci papa pour le beau couteau suisse fort utile pour faire des sandwichs maison dans un car au milieu de nulle part... c'était drôlement bon!

Nous arrivons lundi soir, mortes mais le cerveau bien frais pour entamer une semaine haute en couleurs plus que multiculturelle à Vancouver. 

                                                                                                                                      Après l'appel du frigo du mardi, expo photo mercredi soir accompagnée bien sûr (ou surtout) de vin et de fromage, puis, jeudi, concert du gourou indien Vithal Rao, musicien et chanteur de renommée dans la tradition vocale indienne, artiste à la cour du dernier prince de Hyderabad.

Moi qui voulait faire mon année de mobilité à Bombay!

Quant à Vancouver, anéantie par le vent et la pluie des derniers jours (et oui, parce que quand il neige dans les Rocheuses, il pleut à Vancouver!) ne disposait plus d'eau potable. La boue avait littéralement infecté les tuyaux, il fut alors s'approvisionner!

Vendredi, promotion au poste de directrice des cours de l'Alliance française de Vancouver. Enfin, presque quoi! Au téléphone pendant plus de trois heures, on me dictait les mails à envoyer. Ma chef, malade et enceinte jusqu'aux dents, m'a tout bonnement laissé son fauteuil pour régler les affaires urgentes.

En fin de journée, pour finir la semaine en beauté, une bonne surprise m'attendait à l'aéroport...

Par Marine - Publié dans : marine.yearinvancouver
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Dimanche 5 novembre 2006

Ah ! un peu d’exotisme dans toute cette routine! Genre, j’ai le temps de sombrer « in a rut » ! L’Alliance a organisé une expo, en collaboration avec le centre culturel chinois, composée de photos sélectionnées par l’UNESCO sur le thème « Mémoires de l’Humanité ».

Au-delà de ce grand titre à la Sc Po, se trouvent en fait des photos sur des thèmes très variés (religions, célébrations diverses, modes de vie, coutumes, mode, architecture, rapport au travail, vie quotidienne,…) et des horizons différents. En fait c’est exactement l’esprit du tableau de ma chambre que j’avais composé! Je devance l’UNESCO,  c’est fabuleux ! Enfin, voilà un résumé de cette collaboration franco-chinoise.

 

 

 

Vendredi dernier, conférence de presse au centre chinois reportée par les différents média locaux, provinciaux et nationaux.

Et là, c'est mon directeur...

Voila, la collaboration franco-chinoise est lancée! On fait les beaux devant les caméras mais va devoir s'activer maintenant, parce qu'en pratique,rien est fait! Alors on refile le sale boulot aux (très) gentilles stagiaires! Avec la motivation, la dextérité et le dynamisme propre à la jeunesse, l'expo va bientôt prendre forme! Oui, bon faut bien que quelqu'un nous cire les pompes!

 

 

En fait pour montrer qu'on travaille comme des petites fées je n'ai trouvé qu'une photo de nous en pause mais ne faites pas de déductions faciles! Eh oui vous comprendrez bien que quand on travaille perchées sur des chaises entre le niveau, l'agrafeuse et les velcros, on prend pas de photos! Et en plus ça rime, alors c'est que c'est vrai.

 

 

Oui, cela doit un peu vous étonner que je parle d'agrafeuse mais en fait il a fallu d'abord agrafer une partie du velcro sur les différentes photos (a titre indicatif, il y en avait mille) puis agrafer sa contrepartie sur le mur en s'assurant que cela tombe en face (bien sûr) et c'est pas comme si il n'y avait qu'un velcro par photo et que toutes les photos avaient les mêmes tailles...Cela par peut être facile comme ça mais... Oui bon, je vous laisse imaginer!

 

 

Heureusement début de semaine très ensoleillé (encore! bizarre) donc nous déjeunions au jardin "Dr Sun Yat-Sen classical chinese garden" attenant au centre culturel chinois, autant dire à Pékin quoi!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le hall d'entrée, le mur d'une dizaine de mètres de long a été littéralement recouvert d'une frise de photos disposées en mosaïque. Et ça donne ça, pas mal non? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ce qui des salles d'expos à proprement parler, ("premier jour de salon proprement dit", référence à une expression utilisée petite et qui semble avoir fait beaucoup rire) au début il s'agissait de classer les photos par thèmes pour pouvoir confronter les réalités des différents pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite, il a fallu les assembler et les accrocher au mur avec l'agrafeuse comme je vous l'ai dit précédemment. Que les murs paraissent blancs au début!

Mardi midi, déjeuner avec notre directeur qui nous invite au restaurant chinois. En bons occidentaux, on choisit chacun un plat. Nous arrivent alors des plats immenses qu'ils disposent au milieu. On partage tout, c'est la faucille qui resort, et chacun peut donc tout gouter. Autant vous dire qu'ils nous ont pris pour des fous à commander 4 plats pour 4...solution commune ici, on demande emporter les restes dans des doggybag.

Mardi c'était aussi Halloween donc on est allé récolter les bonbons avec le petit garçon du coloc de Marion.

"A trick or a treat"?

Mercredi, rebelotte pour le boulot et déjeuner avec Mr Paul, petit chinois à la peau élastique dans un autre resto chinois où il est connu comme le loup blanc. On a dond dégusté avec lui qui nous montrait les sauces qui allaient le mieux avec les bouchées vapeur à la crevette ou les espèces de feuillétés garnis de purée de pois. Meilleur choix donc que la veille!

Jeudi, nous finissons l'installation de l'expo, c'est vraiment sympa                                                                                                                               Jugez par vous-mêmes! Voici un petit échantillon de ma composition!

L'ouverture était en grandes pompes samedi avec les consuls français et chinois, les différents directeurs et tous ceux qui ont pu se trouver un titre pour l'occasion.

Bref on a bien mangé, on a bien bu et c'était agréable de voir que les gens étaient reconnaissants et ce, jusqu'à la plus haute importance... même le consul nous a vivement remercié...C'est sympa de voir que pour une fois on ne travaille pas trop dans l'ombre et... que, récompense de taille, on a même hérité d'une bouteille de vin chacune! C'était donc génial de voir comment s'organise une expo jusque dans les moindres détails, depuis la signature de la collaboration jusqu'à l'agrafage des photos et depuis la promotion de l'évènement jusqu'à son avènement. Personnellement j'ai adoré et même si le week-end s'est du coup retrouvé un peu écourté, je ne repars que mieux dans la semaine qui pointe déja son nez. Mais cette semaine justement, sera elle-même écourtée par un week-end prolongé pendant lequel nous nous rendrons dans les Rocheuses, donc tout s'ajuste!  Exciting!

Par Marine - Publié dans : marine.yearinvancouver
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