Le lendemain, nous quittons le centre de Québec pour explorer les environs.
La région du Québec a été d’abord habitée par les Algonquins, les Hurons et les Iroquois.
D’ailleurs la province tire son nom d’un terme algonquin qui signifie « rétrécissement du fleuve », en référence à la partie du fleuve Saint-Laurent qui borde la ville actuelle de Québec. Il apparaissait donc indispensable de comprendre l’origine et le développement de cette région a travers l’approfondissement de la culture amérindienne et la visite d’un site traditionnel huron. Parce que ne l’oublions pas, avant d’être français puis anglais, le Québec a avant tout été amérindien.
Pour commencer, petit retour historique sur la découverte de ces peuplades et de leurs coutumes par les premiers colons.
En 1534, l’explorateur français Jacques Cartier accoste sur la presqu’île de la Gaspésie et revendique le territoire au nom de la France. L’année suivante, il remonte le fleuve Saint-Laurent et rencontre d’importantes communautés autochtones à Stadaconé et à Hochelaga (aujourd’hui Québec city et Montréal).
La colonisation de la Nouvelle-France, nom donné à la région, commence avec l’explorateur français Samuel de Champlain mais la colonisation est lente, car les Français sont davantage intéressés par le commerce fructueux des fourrures que par la mise en valeur des terres.
Nous voilà donc partis pour la visite d’un site traditionnel huron, une des communautés indiennes d’Amérique.
Commençons par la visite de la maison dite longue. Elle abritait plusieurs familles de la même communauté et répondait à un rite quotidien strict : des familles en vis-à-vis sur les côtés, des feux dans l’allée centrale communs à deux d’entre elles.
Les familles disposaient chacune de paillasses recouvertes de peaux d’animaux divers, au-dessus desquelles se trouvaient les rangements destinés aux effets personnels et en dessous des réserves de bois servaient à alimenter les feux centraux.
Au mur des chants, dictons et autres légendes…
La communauté était tenue par une femme, la grand-mère (moderne ces indiens !). L’homme était davantage sollicité dans le cadre de son mode de vie de chasseur-cueilleur. C’est elle aussi qui choisissait son mari, l’homme ne devant que la séduire. La maison s’allongeait au fur à mesure des mariages et naissances, pouvant ainsi atteindre plus de 75 mètres de long.
Plus loin, le fumage dans un tipi des poissons pêchés dans la glace
et l’étendage des victuailles au toit de la tente à l’abri de la convoitise des animaux sauvages.
Non loin de là, se trouvait l’igloo destiné à prendre les décisions les plus importantes. C’est l’ancêtre du sauna puisqu’ils pouvaient être jusqu’à 35 ! Retour à l’état d’enfant car la position fœtale était de rigueur. C’est quand même comme ça qu’on est le mieux et que ça inspire le plus!
Les Amérindiens croient en une « médecine » traditionnelle spirituelle qui peut aussi bien faire appel à des plantes ou des remèdes qu’à des objets, des paroles ou encore des cérémonies. Les Indiens distinguent en général deux sortes de médecines, celle du corps et celle de l’âme. Si la médecine du corps ne fonctionne pas, la médecine de l’âme prend le relais avec des cérémonies, des danses, des rituels de purification, etc. Le « marabout » de la communauté devait préparer les breuvages destinés à soigner ou à protéger les membres de la tribu des maladies physiques et psychologiques. L’ancêtre du psy révélait au grand jour les rêves inavoués et les amenait à se réaliser ; ainsi son compère se sentait soulagé.
Il intercédait en chassant les mauvais rêves à l’aide des fameux attrape-rêves.
Dans le « rituel de guérison », le chaman-guérisseur porte un masque et intercède auprès des esprits par des offrandes et les prières du « rituel d'hiver ». Le masque-type est le « faux visage » à l'expression torve. Il est sculpté spécialement pour soulager un malade. Le masque est directement taillé dans le bois et si, plusieurs jours après, l’arbre n’est pas crevé, il en était détaché puis peint, en rouge si c’était le jour et noir la nuit. Le tout faisait ensuite l’objet d’une cérémonie longue et très ritualisée.
La plupart des civilisations amérindiennes ont été soumises très rapidement par les Européens après la découverte de l’Amérique. Les massacres des Indiens, l’oppression, les maladies européennes et la christianisation des peuples autochtones ont, au fil des siècles, éteint les principales cultures et religions de ce « Nouveau Monde ». Les Indiens ont connu l’humiliation, l’expropriation, la spoliation, l’assujettissement, mais aussi l’acculturation. Cependant, certaines sociétés se sont défendues et ont combattu l’influence européenne afin de préserver, dans une certaine mesure, une relative autonomie ainsi que leurs structures sociales, politiques et religieuses. C’est le cas de ce village huron situé à proximité du site reconstitué qui obéit encore à certaines règles ancestrales tout en bénéficiant largement de l’aide du gouvernement canadien.
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Voila, la collaboration franco-chinoise est lancée! On fait les beaux devant les caméras mais va devoir s'activer maintenant, parce qu'en pratique,rien est fait! Alors on refile le sale boulot aux (très) gentilles stagiaires! Avec la motivation, la dextérité et le dynamisme propre à la jeunesse, l'expo va bientôt prendre forme! Oui, bon faut bien que quelqu'un nous cire les pompes!